Le Royaume-Uni a posé ses nouvelles règles pour les musiciens de l’UE qui viendront bosser chez lui. Comme prévu, ça pique !

26 février 2020

C'était un peu la psychose chez les musiciens européens depuis la validation du Brexit, elle est devenue réalité. Dans quelques mois, les artistes et les sportifs de l'Union européenne vont en baver pour pouvoir travailler au Royaume-Uni. 

Le gouvernement durcira les règles dès 2021

À partir de cette date, si vous voulez aller donner votre fameux concerto de mandoline électrique là-bas, vous devrez obligatoirement posséder un visa de niveau 5, annonce le ministère de l'Intérieur

Le «creative and sporting visa»

Ça veut dire : faire sa demande au moins six mois à l'avance, payer 244 £ de frais de dossier et prouver que vous avez au moins 945 £ d'économies sur votre compte en banque durant les 90 jours précédant votre postulation… Ensuite seulement, vous aurez le droit de vous promener avec votre chapeau sur tout le territoire pendant deux ans.

Une alternative délicate

Il existe une solution alternative qui permet de travailler là-bas 30 jours: le visa d'engagement autorisé. Mais là encore, la procédure est compliquée et pourrait bien vous empêcher ensuite de vous produire ailleurs qu'au UK…

Un avenir sombre

De nombreux petits labels indépendants et artistes modestes vont donc cruellement galérer pour aller se produire dans le bunker de Boris Johnson. Une situation qui touche aussi les sportifs, mangés à la même enseigne. Ces nouveaux visas entreront en vigueur dès janvier 2021, ça vous laisse 10 mois pour aller faire votre tournée d'adieu au Royaume-Uni.

«Je suis une féministe douce»

26 février 2020

Dans Engrenage, on découvre l’univers d’une comédienne genevoise d'origine jurassienne qui s’est mise en tête de sortir un album de chansons. Elle a l’habitude de composer la musique de ses spectacles, mais aujourd'hui ses chansons existent pour elles-mêmes. Elles prennent leur envol avec son trio Cacatoès, dans un album qui s’appelle Le Diable au Corps. Celle qui l’interprète s’appelle Martine Corbat. Son travail accorde une place primordiale à la question féministe et au corps des femmes : l'ambivalence du genre, les mutations physiques… des femmes aux prises avec des sentiments amoureux, acharnés, fantasmés, déchirants, dépendants ou transcendés. Son album sort le samedi 27 mars. Il sera verni le lendemain au Théâtre du Loup à Genève, juste après la représentation de son spectacle Les Sentiments du Prince Charles.

«Le théâtre est un art éphémère, tandis que la musique, elle reste.»

Martine Corbat, L'interview :

Matthew Franklin, ou la création urgente

25 février 2020

Matthew Franklin est veveysan. Musicien autodidacte et ingénieur EPFL en électronique, c'est notamment à la barre du groupe Zahnfleisch et de son projet solo Flammkuch, qu'il concilie ses deux passions pour la science et la musique. Ses compétences techniques et musicales, il les met également à profit du Rocking Chair ou de l'association AFM à Vevey. Dernièrement, il a composé la BO du spectacle : Frau Troffea, sur une mystérieuse épidémie dansante qui a eu lieu en 1518 à Strasbourg.

Dans Engrenage, Matthew nous raconte :
– Comment sa maman a contribué à son amour de la musique électronique.
– Comment il construit, répare ses propres instruments de musique.
– Comment il compose certains morceaux en les basant sur des réflexions mathématiques.
– Comment on fait pour composer de la musique sur de la danse, et pas l'inverse.
-Comment s'entraîner à improviser, c'est improviser quand même.
– Pourquoi ça lui arrive de fuir un lieu dès qu'il a une idée en tête.

«Au grand dam de ma maman, j’ai démonté tout ce qui se trouvait à la maison.»

Matthew Franklin, L'interview

Dead Shaman et l’album sans coup du milieu

22 février 2020

Le patron du Big Kahuna a lancé un coup de fil au bassiste de Dead Shaman pour parler de leur dernier album. En bon valaisan, ce dernier lui a demandé de rappeler après la fondue…

Quinze minutes plus tard et les clichés passés,  Bernie nous raconte leur nouvel album Out of Phase, un disque mi-rugueux, mi-planeux et re-mi-rugueux derrière.

« Si ça nous plaît on persévère, sinon on passe à autre chose. »

L’année utopique d’un DJ

21 février 2020

Passionné par l'image, le son et le roller, ça fait dix ans que le fribourgeois Mugabo sillonne les dancefloors romands pour lire le public et les arroser du meilleur son. Cameraman-monteur de formation, aujourd'hui il a décidé de prendre une année sabbatique pour se consacrer exclusivement à sa pratique de DJ. Dans Engrenage, il nous raconte sa première vidéo avec des images de roller montées sur du Slayer. De Ratatat à Interpol en passant par Soulfly, il nous explique à quel point le sport, et son grand frère, ont enrichi sa discothèque foisonnante et comment  sa couleur de peau peut parfois influencer les attentes du public.

Aujourd'hui, Mugabo a un statut d'indépendant et pour savoir comment il remplit les journées de son année « utopique » (comme il dit), c'est juste ici :

«Pour les 850 milliards de DJ comme moi sur la planète, notre taff c'est de mettre de la musique pour les gens (…) et de faire le bon choix musical par rapport à l'ambiance de la soirée.»

Mugabo, L'interview