Les meilleurs titres du moment sont signés par des femmes

22 octobre 2019

Bel écho à l'actualité politique suisse : les femmes n'ont jamais été aussi nombreuses dans la playlist de GRRIF ces dernières semaines. Sampa the Great, Celeste ou Joy Crookes, pour ne citer qu'elles.

Depuis les débuts de la radio en 2012, jamais nous n'avions vu autant de nouveautés signées par des femmes en même temps. Hasard des sorties musicales ou prise de pouvoir des femmes dans la musique? On a très envie de choisir la deuxième réponse. D'autant plus que ces morceaux d'une qualité exceptionnelle comptent aussi parmi les meilleures entrées 2019, tous sexes confondus. Alors juste pour le plaisir, voici une sélection de 12 titres en playlist sur GRRIF en ce moment. Bonne écoute !

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Blaise Bersinger six pieds sous terre

22 octobre 2019

C'est au tour de l'humoriste et comédien romand Blaise Bersinger de prendre place dans le cercueil de GRRIF, pour nous faire voyager dans l'au-delà, dans l'émission Post mortem.

«Le fait que je meure ne me pose aucun problème!» Blaise Bersinger

Durant une heure, Blaise Bersinger se confie sur son rêve d'enfance de devenir chef d'orchestre, sur ses souvenirs de vomi dans un avion en Australie, sur son désir de mourir au pied d'un aqueduc, ou encore sur son secret espoir d'avoir Alain Berset pour son enterrement. Tout ça, et bien plus encore, dans l'intégralité de l'émission à retrouver ci-dessous.

«Disco Elysium», un jeu vidéo digne des plus grands thrillers policiers

22 octobre 2019

Cette semaine, notre super-héros du 7ème art, Ciné-Man, vous propose d’abandonner pour un temps les salles obscures et le grand écran, pour plonger dans le jeu vidéo «Disco Elysium» ; un chef d’œuvre d'écriture.

«Ce jeu n'est pas sans nous rappeler le cinéma de David Fincher, avec des films comme Seven ou Fight Club» Ciné-Man

«Disco Elysium», de Robert Kurvitz et développé par le studio estonien ZA/UM, c’est sorti le 15 octobre 2019 et c’est disponible, uniquement en anglais, sur PC.

« Dédales », la nouvelle BD de Charles Burns

22 octobre 2019

Seul, Brian fixe un grille-pain dans la cuisine. Derrière lui, tous ses amis font la fête. Lui, immobile, dessine l'image déformée de sa tronche que lui renvoie le toaster. Complètement absorbé par l'univers qu'il est en train de créer, Brian s'imagine être un alien dans un monde scintillant, brillant et argenté. C'est tout juste si il ne voit pas arriver Laurie, une jeune fille qui vient reluquer son dessin et lui adresser la parole. Lui est mal à l'aise. Elle le trouve un peu bizarre, mais étrangement le courant passe.

Une romance étrange

Entre eux, démarre une histoire d'amour. Ou plutôt une romance étrange et bancale où les rêves, les dessins et la réalité se confondent. Plus tard, le couple se retrouve pour visionner un vieux film de série B dans un cinéma de quartier, devant lequel Brian se met à pleurer.

Entre rêves et réalité

Si ce premier tome ne raconte pas grand-chose, Charles Burns en profite pour développer la psychologie des personnages qui deviennent vite attachants. Visuellement, c'est époustouflant. Les encrages sont superbes, le découpage est soigné. La scène dans le cinéma de quartier qui alterne des plans entre le film et la salle est l'un des moments forts de l'histoire. S'il est difficile de prédire ce qui va se dérouler dans les prochains tomes, on peut assurément s'attendre à un glissement de terrain entre rêves et réalité.

Dédales de Charles Burns, aux éditions Cornélius. Lire un extrait

Vagabon écrit son meilleur morceau en une nuit

22 octobre 2019

Vagabon a 26 ans et a passé la première partie de sa vie au Cameroun. Ensuite, départ pour les États-Unis, où elle se découvre une passion pour la musique. La semaine passée, Vagabon a sorti son premier album. Un disque qui parle de confiance en soi, d'amour mais aussi de souffrance. Écrit en une nuit, juste après un téléphone particulièrement frustrant, le morceau Water Me Down s'impose comme le meilleur track de l'album. A découvrir dans la playlist du Sonar de la semaine avec des morceaux de Klaus Johann Grobe, Muzi, Pip Millett, Polycool et Patrick Watson.

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DjSet 271 Yonni (Division Records)

21 octobre 2019

Il a beau avoir un cendrier-têtes de mort et un chat noir qui s’appelle Cthulhu, Yonni n’en reste pas moins un être humain de bon aloi qui ne se change en affreux headbanger que lorsque le volume de la platine atteint sept sur l’échelle de Richter. Chose qui lui arrive encore de pratiquer avec ses groupes de Rorcal et Khelvin, mais qu’il nourrissait avec d’avantage de hargne quand il incarnait encore le vil Dr. Chapute, notamment pour le Rock Altitude Festival.

Aujourd’hui, notre hôte consomme encore énormément de musique, pleine et rugueuse de préférence. Mais il a troqué sa longue chevelure  poisseuse contre un frais dégradé qui colle nettement plus à son rôle de boss du label Division Records. Et pour tout vous dire, la couverture chamarrée et les coussins roses de son canapé sont un parfait reflet des contrastes bienveillants qui animent son âme damnée.

Nous sommes donc chez un gentil monstre pour découvrir les nuances fuchsia de son cœur avec des disques tendres et lumineux. Et tant pis si parfois la bête reprend le dessus. On n’en distinguera que mieux les contrastes.

  • En Minor // On the Floor
  • Hawks // Hey Regina
  • Chelsea Wolf // Deranged for Rock’n’Roll
  • Chokebore // Lawsuit
  • Køde // Fire
  • Diva // Lune
  • Failure // Counterfeit Skye
  • Serpentwithfeet // Whisper
  • Charles in the Kitchen // Sweet Harmony (The Beloved)
  • Ventura // Faith, Hope & Charity
  • Impure Wilhelmina // Submersible Words
  • Friendship // Grief
  • Mayhem // Deathcrush
  • Uriah Heep // Lady in Black

Celui qui remue les salles obscures

21 octobre 2019

C'est au son de l'aspirateur qui s'active sur une moquette bleu-roi bientôt rutilante que GRRIF fait son entrée au Casino de Montbenon, à Lausanne. C'est ici que le LUFF, le Lausanne Underground Film & Music Festival, plante son quartier général tous les automnes depuis 18 ans. C'est également ici que nous a donné rendez-vous Julien Bodivit, le directeur artistique cinéma de l'événement. Avec son équipe, il est la tête chercheuse qui travaille à la programmation des films depuis bientôt 20 ans. Il nous faut quelques minutes pour le retrouver dans une des salles de projection du festival, bloddy mary à la main, rempli de cette adrénaline qui afflue dans les tripes quelques heures avant l'ouverture des portes. Dans Engrenage, Julien nous parle de ce cinéma de la marge qui fait le LUFF, de son enfance à contempler le bruit blanc et la neige à la fin des programmes télé.

«Il y a des gens qui se droguaient ou qui écoutaient du métal pour faire chier leurs parents, moi je regardais des films d'horreur.»