Bobby McFerrin, parfait pour manger de la tresse le dimanche matin

6 décembre 2019

La chronique Une Vie en Morceaux, c'est la sélection musicale ultime; celle qui te pousse à régler chaque moment de ta vie avec un titre bien précis. Ce genre d'information pourrait en déstabiliser plus d'un mais on n'effraie pas Marie-Luce aussi facilement; ses choix, elle les a fait rapidement avec assurance. Elle nous guide dans son monde qui contient entre autres, du Lana Del Rey et du ACDC.

Bernard nous mène en eaux profondes pour raconter sa passion de la plongée sous-marine

6 décembre 2019

Reconnaître un vrai passionné n'est pas chose compliqué. Il y a chez ceux qui ont un dada, une espèce d'émotion dans la voix ; elle s'anime un peu plus, elle est prête à remplir l'espace-temps pendant des heures.

Bernard est l'un de ces passionnés, il est épris de plongée sous-marine, presque accro. Big dada l'a rencontré dans un café à Yverdon-les-Bains, pas loin de la gare mais aussi, proche du lac ; un lac dans lequel Bernard plonge presque quotidiennement.

Le temps d'une émission, Bernard nous fait faire le tour de sa passion. Il nous parle de cette sensation particulière que l'on ressent en plongeant dans un lac en hiver mais aussi de la complicité nécessaire qu'il faut avoir avec son binôme, parce que pour Bernard, la plongée n'est pas quelque chose de solitaire, elle se partage.

Et, pendant un temps, c'est avec nous qu'il la partage.

DjSet 276 Pascal Lopinat

4 décembre 2019

J’ai réussi à attraper le Lopi !

Pascal Lopinat alias Lopi est certainement un des musiciens les plus occupés de Suisse romande du monde. Entre le collectif du Glaucal, ses multiples projets musicaux (Prepared and Amplified Drumset, Gängstgäng, Los Orioles, Palko!Muski, Martin XVII ou encore Méga Lâcher de Ballons) et les milliards d’autres projets auxquels il file des coups de main (actuellement avec Eugénie Rebetez et Victor Poltier sur « Nous Trois »), notre hôte du jour est difficile à asseoir tranquillement dans son salon pour une heure d’écoute de disques.

Cette fois, c’est bon, il est coincé. On prend le temps d’approfondir notre bagage musical avec un Lopi de garenne, terré dans son intérieur en vieille ville de Bienne.

  • Jenny Hval // Conceptual Romance
  • Sleaford Mods // Tarentula Deadly Cargo
  • Ghostigital // Green Lounge
  • Bjork // Desired Constellation
  • Dirty Projectors // Offspring are blank
  • Poppy // Voice Mail
  • Deerhoof // Super Duper Rescue Heads!
  • Mr. Bungle // The Air-Conditioned Nightmare
  • Mitski // Two slow Dancers
  • DJ Fluegel Og Geimskip // Have fun at Home
  • Center of the Univers // Parallel Realities
  • Sophie // VYZEE
  • Choolers Division // Dino

Le petit soldat de plomb, ou l’handicapé lover

4 décembre 2019

 

Dans son salon de lecture, Madame Rochefort a sorti les guirlandes, le sapin et les bougies qui sentent l’hiver. Et puis, elle a choisi rien que pour toi un grimoire de contes qui fleure bon Noël. Elle te raconte « Le petit soldat de plomb », une histoire d’Hans Christian Andersen :

 

C’est l’anniversaire d’un gamin qui a plein de jouets. Pour lui faire plaiz', ses parents lui offrent une boîte avec 25 petits soldats à l’intérieur. Des soldats de plomb hein, pas en plastoc dégueulasse.
Tous les soldats ont la même gueule parce qu’ils ont été moulés pareil. Sauf un keum : il n’y avait plus assez de plomb, alors il n’a qu’une seule jambe. En plus d’être handic’, ce soldat a aussi un cœur. Ce que je veux dire par là bro, c’est que ce gars est un lover.

« Le soldat capte une danseuse qu'il trouve bonnasse »

Un jour que le gamin joue avec tous ses jouets de gosse de riche, il sort les p’tits soldats, dont l’handicapé lover. Et là, t’y crois pas, ce gars capte une danseuse en papier et en tissu, qu’il trouve vachement à son goût. Non seulement elle est bonnasse, mais en plus elle est bien sapée : elle a une écharpe à paillettes, un peu bling bling mais c’est assez stylé quand même. Bon, toujours est-il que le soldat handicapé tombe raide dingue de la meuf, parce que c’est une danseuse qui ne tient que sur un iep, vu qu’elle est douée du grand écart. Le soldat se la joue stalker, il passe son temps à mater la danseuse. Une nuit, il décide de rester dehors pour regarder la meuf quand soudain, un diable déboule. C’est un boloss.  Il lui dit d’arrêter de mater, mais le petit soldat ne l’écoute pas ! Alors le diable lui lance une malédiction, un truc vaudou ou je sais pas quoi.

« Au lieu de se noyer comme Léo Dicaprio le BG dans Titanic, le soldat se fait bouffer par un poisson »

Le lendemain, le gamin rejoue avec ses ptits soldats là, et malheureusement, il fait tomber le petit handicapé lover. Il tombe de trois étages quand même ! Mais vu qu’il avait déjà une jambe en moins, ça ne change pas grand-chose. Bref. Deux gosses pouilleux qui passaient par là trouvent le soldat et le prennent avec eux, et décident de lui offrir un petit trip sympa : une croisière ! Ils lui fabriquent un bateau de papier et le foutent dans la flotte. Il arrive dans les égouts. Le petit soldat handicapé lover flippe, en plus c’est un peu crado dans ces égouts, mais il ne peut rien faire avec son iep en moins… A un moment, le bateau se la joue Titanic et se casse la gueule. Mais au lieu de se noyer comme Léo Dicaprio le BG, le soldat se fait bouffer par un gros poisson moche. Nan mais il est trop dèg. Il se dit qu’il va pourrir là dans ce bide de poisson, il pense à sa danseuse et se dit que la life est trop mal faite… Mais tout à coup, le soldat voit de nouveau la light : non, le poisson ne l’a pas chié, mais il s’est fait pêcher et éviscérer comme dans un film bien gore. Et t’y crois pas bro, le soldat se retrouve sur la table du petit gosse du début, chez lui quoi !

« Les deux jouets crament ensemble »

Notre handicapé de la jambe et de l’amour essaie de capter sa danseuse, mais un petit chiard pète un câble et décide de foutre le soldat dans le feu. Et par un coup de vent magique, la danseuse aussi est envoyée dans le feu. Les deux jouets  crament ensemble, comme deux vrais lover, encore mieux que dans Titanic parce qu’au moins, dans le feu, on ne se les pèle pas comme des glandus.

La Planète Bleue n°973

4 décembre 2019

À cette période de l'année, Yves Blanc propose comme à son habitude une émission entièrement dédiée aux livres. La Planète Bleue n°973 conseille une sélection très serrée: une dizaine de livres incontournables, tous autour des thèmes chers à La Planète Bleue. Des beaux livres bien sûr, mais pas que.

Dans la sélection de bouquins de cette édition spéciale de La Planète Bleue, il est possible de trouver Les Sept vies d'Alejandro Jodorowsky ou encore La Voiture qui en savait trop, l'intelligence artificielle a-t-elle une morale?  mais dans la liste, il y a également la meilleure BD de la saison et quelques surprises…

Pour terminer, le panoramique sonore va nous entraîner de Varsovie à Quito, d'Espagne en Oregon, d'Argentine à New York, de Russie au Mali, de Düsseldorf à Paris, du Nouveau-Mexique au Tadjikistan, et de Los Angeles à New Dehli avec dans l'ordre d'apparition:

Pikku Daj Mi Tego Jednego
Nicola Cruz Obsidiana (Baiuca remix)
Flowerpulse Beltwej
Diminutos Mi-Amor (re-edit)
Matthew Dear Wrong with Us
Kate NV One
Kate NV Two
Kate NV Oak
Electro Bamako Fentiki Ni Fentan
Kraftwerk Musique Non Stop
Sky Civilian Alone (Rework)
Dj Click & The Alaev Family Olu Cha (remix)
Seyes Dans l'Arène
Melanie Velarde Another Para
Anoushka Shankar Ancient Love

La Planète Bleue n°973 sur GRRIF, le samedi 7 décembre à 12 :00. le mardi 10 décembre à 18 :00 et le jeudi 12 décembre à 11 :00.

Room 4 : ou la cathédrale sonore du CAN

30 novembre 2019

Nicolas Raufaste est artiste, musicien et collaborateur au bureau du CAN, le centre d'art contemporain de Neuchâtel. Avec le concours de l'artiste Lucas Uhlmann l'équipe a transformé l'espace en Room 4 : un club-cathédrale feutré dédié à la performance et à l'exploration sonore. De Laurent Güdel, à Purpura, en passant par Sudden Infant, jusqu'au 14 décembre, une vingtaine d'artistes sont invités à immerger l'auditeur dans une expérience auditive profonde.

«On ne s'est d'abord pas rendu compte de l'ampleur du défi qu'on était en train de mettre en place.»

Dans Engrenage, Nicolas nous fait visiter Room 4. Il nous raconte le processus de réflexion qui a conduit à cette métamorphose du CAN et comment il perçoit le décloisonnement entre les genres artistiques, les lieux et le public. Finalement, il nous explique à quel point la pratique collaborative tient une place primordiale dans son parcours.