«The Irishman», le nouveau film de Martin Scorsese

19 novembre 2019

Cette semaine, notre super-héros du 7ème art, Ciné-Man, vous propose de faire la connaissance d’un certain Frank Sheeran ; un mafieux qu'on surnomme «The Irishman».

«Dans ce film, il y a une ampleur et une dimension humaine, affective et émotionnelle, qu'on n'avait encore jamais vue dans le cinéma de Scorsese.» Ciné-Man

«The Irishman», de Martin Scorsese, avec Robert De Niro, Al Pacino, Joe Pesci et Harvey Keitel, ça sort le 27 novembre 2019 sur Netflix. Notez que d'ici là, vous pouvez déjà voir le film dans quelques salles romandes, comme à Bienne, à Lausanne, ou à Genève.

Christelle Heitz, en équilibre entre vie et mort

19 novembre 2019

Cette semaine, un parfum de sérénité et de béatitude flotte dans le cercueil de GRRIF, ce grâce à l'invitée de notre émission Post mortem : la youtubeuse, sportive et danseuse vaudoise Christelle Heitz.

«Je sens que j'étais bien, c'est vraiment dommage que je sois morte !» Christelle Heitz

Durant une heure, cette pétillante jeune femme inonde de vie nos discussions sur la mort, et nous offre même le secret bien gardé de son éternelle bonne humeur. La mort, tout en légèreté et en souplesse, c’est avec la sportive et danseuse Christelle Heitz et c'est à découvrir en intégralité ci-dessous.

«C’est ta faute si ce morceau existe!»

19 novembre 2019

Quand Julie Hugo débarque quelque part, elle n'arrive pas les mains vides. Dans Engrenage, elle nous a ramené une surprise, mais surtout son dernier album : Beauregard en Novembre, dont le format digital est sorti la semaine passée. Cet album, c'est celui d'un projet qu'elle pilote depuis 10 ans : Your Fault. Un disque dark-folk, moelleux et intense qui rend hommage à tous ceux qui ont fait partie de sa vie et qui l'ont inspirée.

«Ils me comprennent ! C'est ça le pire !»

Comme elle ne sait pas écrire la musique, Julie nous raconte comment elle s'est débrouillée pour transmettre à ses musiciens les morceaux qu'elle entendait dans sa tête. Avec elle, on part pour Bristol enregistrer une boucle de reggae, puis on fait un bond dans le temps, dans cette période post-orgasmique de l'après Solange la Frange. Pour finir, c'est au Bourg à Lausanne qu'on termine par son vernissage qui aura lieu vendredi.

«Je suis possédée par cette musique que j'entends.»

Bientôt un album pour Free Nationals

15 novembre 2019

Free Nationals, le groupe d’Anderson .Paak, sortira son premier album le 13 décembre de cette année. Un cadeau tout trouvé à glisser sous le sapin pour les amateurs de musique soul et de hip-hop. Les cinq titres déjà disponibles laissent présager un disque puissant et soigné. Vous n’échapperez pas à une longue liste non-exhaustive des featurings. 3, 2, 1 c’est parti: Unknown Mortal Orchestra, Kali Uchis, Kadhja Bonet, Chronixx ou même le regretté Mac Miller qui signe ici son premier titre posthume officiel. Cette semaine on s’intéresse surtout à la collaboration avec la musicienne Syd sur le morceau Shibuya. Un track groovy et sensuel à écouter dans la playlist du Sonar de la semaine.

No Dope, le clip badass des Love Cans

15 novembre 2019

On est très honorés de vous présenter, en primeur intergalactique, le nouveau clip de fou furieux des Love Cans.
Le trio chaux-de-fonnier a passé un an à bricoler un énorme court métrage en stop motion pour raconter la face A de leur nouveau 7′ No Dope.

C'est bien foutu et on est très content de pouvoir déballer le paquet pour vous.

Le vinyle No Dope sera verni ce vendredi soir au vinyle shop Zorrock à la Chaux-de-Fonds. Juste avant, Bab le guitariste et Victor le bricoleur en stop motion sont venus nous raconter leur folle épopée cinématographique.

DJ Artmaillé sur canapé

15 novembre 2019

C'est au Café du Belvédère, à Fribourg, qu'Antoine Cramatte nous a donné rendez-vous. Originaire du coin, il est expatrié à Genève depuis plusieurs années. DJ hyperactif et engagé depuis plus de dix ans, c'est sous son pseudo Artmaillé qu'il distribue des coups de fouet dans la vie nocturne du pays. Membre du collectif fribourgeois Studio 1157 et organisateur des soirées 700 clauses, il explose les limites des genres musicaux et propose une autre expérience du clubbing en remettant la notion d'alternatif au centre de sa pratique artistique. Influencé par un socle disco-house, aujourd'hui, Antoine est un peu plus qu’un DJ puisqu’il cherche à questionner les enjeux et les valeurs de la clubculture actuelle.

«De par les communautés qu’elle fédère, la musique électro a un pouvoir contestataire et militant assez fort.»

Dans Engrenage, il nous parle de la démocratisation de la pratique du djing et de l'importance de sortir des clivages établis par les pressions qui pèsent sur la scène électro et la vie nocturne actuelle.

En automne, Lamartine a le seum

15 novembre 2019

L'heure est à la poésie : Madame Rochefort te déclame quelques vers de Lamartine à sa façon. Voici « L'automne », version boloss :

 

Ca y est c’est l’automne. C’est bientôt l’hiver et Lamartine sent que bientôt, il aura le seum comme jamais. Le pauvre choupi, il commence déjà à nous casser les burnes … Il ne peut pas supporter le froid, l’hiver, la poudreuse tout ça tout ça, ça le rend vraiment mal… donc il se balade une dernière fois en plein été indien et sent qu’il commence à se taper une grosse déprime. Avec son petit poème de tapette, il vient chialer sur ton épaule bro.

« Lamartine fait des checks aux arbres et galoche l'herbe »

Le gars se balade donc dans la forêt, du moment qu’il y a encore un peu de soleil et qu’il peut un peu bronzer, quoi. Il glandouille dans les bois, fais des check aux arbres, galoche l’herbe encore bien verte, bref, on ne sait pas trop ce qu’il a fumé mais il est en plein délire d’amour pour les derniers jours de soleil de l’année. Comme si à partir de maintenant, c’était la fin, le désespoir total, la nuit 24h sur 24, bref, le vide intersidéral. Il téma le ciel, il téma les feuilles qui jaunissent, il trouve ça hyper beau, mais évidemment, il ne peut pas kiffer comme tout le monde… Il est obligé de chouiner et de penser à ses potes qui crèvent, à la mort, et à d’autres trucs vraiment pas très funky. Il dit carrément qu’il est prêt à quitter l’horizon de la life, qu’il chiale toute la journée parce qu’il n’a plus d’espoir pour le turfu ! « Dans les yeux de celui qui crève, le soleil est tellement sexy, l’air sent aussi bon qu’une meuf qui s’est aspergée de patchouli, la light est parfaite pour faire un shooting photo pour le magazine Vogue », il nous fait plein de petites comparaisons bien badantes, et t’interpelle : « Mais mec, tu ne vois pas, c’est bientôt fini tout ça, l’automne va passer et on va tous en chier, avoir la tête dans le uc', et avoir la jeura à force de déblayer le trottoir de mémé ! »

« Il se dit qu'il aurait pu trouver quelqu'un qui aurait pu lui réchauffer les panards au pieu »

Lamartine le relou veut sa part de bonheur, un peu d’amour dans le pré, il se dit que peut-être il aurait pu se trouver une meuf, ou un poto, peu importe, quelqu’un qui aurait pu partager des fondues avec lui, des raclettes, des repas de badass, ou bien quelqu’un qui aurait pu lui réchauffer les panards au pieu… En gros, quelqu’un qui aurait pu lui faire apprécier l’hiver, quoi ! Mais non, rien, Lamartine se compare à une feuille morte, à un vieux tronc d’arbre tout nu, à une des dernières fleurs qui se casse la gueule… et en crevant, il laisse son âme chialer comme une chanteuse soul des fifties.

Alan Braxe est de retour (mais sans ordinateur)

15 novembre 2019

Il est, aux côtés de Cassius et Daft Punk, l’un des pionniers de la French touch. En solo avec Intro, en duo sur le titre In Love With You ou en trio pour Music Sounds Better With You, Alan Braxe a réalisé des hymnes de clubs devenus aujourd’hui des classiques. Très actif à la fin des années 90 et au début des années 2000, le musicien s’est fait plus discret ces dernières années. Jusqu’à aujourd’hui avec la sortie de son EP The Ascent. Un disque important pour Alan Braxe, qui marque un nouveau départ dans sa création musicale. Interview.

Alan Braxe, vous sortez un nouvel EP après une longue période d’absence. Qu’avez vous fait pendant toutes ces années?
J'ai fait de la production pour d'autres artistes et aussi des remix, comme je le fais depuis un peu plus de vingt ans. J’ai aussi fait de la musique pour moi pendant quelques années, mais ça ne fonctionnait pas. Je n’étais pas vraiment inspiré. Il y a un an et demi, j’ai changé mon setup dans mon studio. Je suis parti sur quelque chose de radicalement différent, sans ordinateur, et tout s’est remis dans l’ordre. J’ai retrouvé de l'inspiration, un peu comme au début. Aujourd’hui je sors cet EP, mais d’autres sorties vont aussi arriver en 2020. Je suis dans une phase assez enthousiaste!

«Par chance, mon ordinateur est tombé en panne»

Qu’est-ce qui ne fonctionnait pas ? Trop de choix, trop de logiciels ?
C'est exactement ça. Il y a vingt ans, j’ai commencé à faire de la musique avec du hardware sans ordinateur et avec un setup très restreint. C'était très marrant de faire de la musique. Ces sept dernières années, je me suis laissé tenter par l'ordinateur, les plugins et les instruments virtuels. C’était très excitant parce qu'il y a beaucoup de produits intéressants, mais en même temps, je ne m’y retrouvais plus. Trop de choix, trop d'options, trop de choses à gérer. Je suis donc parti sur l'inverse absolu. Par chance mon ordinateur est tombé en panne il y a deux ans et j'ai décidé de ne pas le remplacer. Maintenant, je travaille uniquement avec un synthétiseur modulaire, un mixeur et quelques effets extérieurs.

Les synthétiseurs modulaires sont pourtant des instruments qui existent depuis de nombreuses années…
Oui, ça existe depuis les années 60.  À l'origine il y a deux visions : Bob Moog et Donald Buchla. Comme Bob Moog, Donald Buchla a développé ses synthétiseurs. Leur son est plus agressif, presque punk. J’ai décidé de partir sur ça. Avec un synthétiseur modulaire Buchla, on a une infinité de choix dans un univers fermé, ce qui est assez propice à la concentration. C’est aussi pour moi le retour à un instrument, ce que j'avais perdu en travaillant avec l'ordinateur.

«C’est un peu comme de la pâte à modeler»

Vous parlez de son agressif, pourtant, depuis vos débuts, votre musique a toujours été plutôt douce et bienveillante.
L’avantage de ces synthétiseurs, c’est de pouvoir en faire ce que vous voulez.  On peut sortir des sons très agressifs, mais on peut aussi obtenir des sons très doux. C’est un peu comme de la pâte à modeler. Le plaisir vient du fait que vous êtes en permanence à la découverte de choses que vous n’avez pas imaginées. C’est un instrument qui est propice au laisser-aller, et c’est le meilleur moyen pour obtenir des idées plus ou moins sincères.

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